Ce champ haute pression/haute température (HP/HT) dont les réserves prouvées et probables sont évaluées à 170 millions de barils équivalent pétrole (bep) est situé sur le bloc 3/15 dans le secteur nord de la Mer du Nord britannique, environ 440 kilomètres au nord-est d’Aberdeen, par une profondeur d’eau de 113 mètres. Cette découverte, exceptionnelle en zone mature, résulte de la mise en œuvre de technologies de pointe pour la réinterprétation des données sismiques et de la volonté de maximiser le potentiel du portefeuille d’actifs du Groupe.

Le développement de Jura a nécessité un investissement d’environ 300 millions de dollars. Sa production devrait atteindre, en plateau, 6,5 millions de mètres cubes de gaz et 6 000 barils de liquides par jour, avec une capacité de production totale d’environ 50 000 bep par jour. La possibilité d’utiliser les infrastructures existantes de Total a été un facteur déterminant dans la rapidité du développement de Jura.

Un développement à fort contenu technologique

Deux puits sous-marins ont été forés et reliés via une canalisation de trois kilomètres au collecteur sous-marin de Forvie Nord, d’où le gaz sera acheminé, par un gazoduc existant, à la plate-forme d’Alwyn, opérée par Total.

La réussite d’un tel projet dans des temps de réalisation extrêmement courts a nécessité un très haut niveau d’innovation technologique : un assemblage de 3 kilomètres de long comprenant une canalisation de 8 pouces de diamètre, des ombilicaux et deux têtes de traction où ont été logés les éléments pour le contrôle des puits de production sous-marins. Cet ensemble a été construit à Wick, au Nord de l'Écosse, avant d'être installé sur le champ de Jura en utilisant la technologie de remorquage sous-marin. La tête de traction principale, placée en tête de cet assemblage, est la plus grande jamais construite pour un ensemble remorqué, mesurant plus de 40 mètres et pesant près de 500 tonnes.

Les fortes pressions et les importantes variations de température dans les deux puits (690 bars et de – 60°C à + 125°C) ont nécessité la fabrication de matériel de contrôle sous-marin spécifique, en conformité avec les mesures de sécurité industrielle les plus strictes. Le développement démontre ainsi la capacité de Total à mettre en œuvre de nouvelles technologies pour allonger la durée de production en Mer du Nord, ceci en toute sécurité et avec une attention toute particulière portée à l’environnement.