Wolfgang Porsche a toujours eu à cœur de faire évoluer la marque dans le respect de la tradition familiale instaurée par son père, Ferry, et son grand-père, Ferdinand, lorsqu’ils ont fondé la marque, et ce, en concertation avec les membres des familles Porsche et Piëch. Fidèle à cet héritage, il a largement contribué à l’augmentation du capital de l’entreprise en 1992, lui assurant ainsi son indépendance. De même, son avis a fortement pesé dans toutes les décisions majeures, notamment celles liées à l’extension du portefeuille de produits au roadster Boxster, au SUV Cayenne et au coupé Gran Turismo 4 portes Panamera, ainsi qu’à la construction de l’usine de Leipzig et surtout, à la prise de participation de Porsche AG dans le Groupe Volkswagen en 2005.

Wendelin Wiedeking, Président de Porsche SE, déclare : « Au cours des 16 dernières années, Wolfgang Porsche nous a inlassablement prodigué ses conseils avisés, aussi bien sur les questions quotidiennes que sur les différentes décisions stratégiques que nous devions prendre pour optimiser le positionnement de l'entreprise. Il a su instaurer un dialogue franc et ouvert, notamment entre la société et les actionnaires. Dans ses décisions, le Directoire de Porsche a toujours pu compter sur l’intégrité et le soutien de Wolfgang Porsche. Nous lui en sommes reconnaissants. »

Né à Stuttgart le 10 mai 1943, Wolfgang Porsche est le fils cadet de Dorothea et de Ferry Porsche, fondateur de cette marque mythique. Il vit jusqu’à l’âge de 6 ans et demi dans la propriété familiale – Schüttgut – de Zell am See, en Autriche, où ses parents et ses grands-parents se sont retirés à la fin de la guerre. La famille retourne à Stuttgart en 1950. Wolfgang entre d’abord à l’école Waldorf de Stuttgart avant de rejoindre l’école Odenwald d’Heppenheim. Il y obtient son diplôme de fin d’études secondaires en 1965 et abandonne, dans le même temps, son apprentissage professionnel. Titulaire d’un diplôme de gestion d’entreprise de l’Université des sciences économiques de Vienne, il décroche un doctorat en Commerce international en 1973.

À l’issue de ses études, Wolfgang Porsche entre dans la vie active et devient importateur pour le constructeur moto Yamaha en Autriche, une activité qu’il poursuivra avec succès pendant 27 ans. De retour à Stuttgart en 1976, il travaille pour l’ancien Daimler-Benz AG en tant que responsable des ventes nationales et internationales pour différents secteurs. Il rejoint le Conseil de surveillance de Porsche AG en 1978 et accède au poste de Président en janvier 2007. Il est également nommé Président du Conseil de surveillance de Porsche Automobil Holding SE en juin 2007 dès sa fondation. Depuis 1983, il est en outre membre du Conseil de surveillance de Porsche Holding G.m.b.H., à Salzbourg, la principale société commerciale autrichienne. Par ailleurs, il préside le Conseil d’administration du fabricant de montres suisse Eterna S.A., à Granges, et siège, depuis le 24 avril 2008, au Conseil de surveillance de Volkswagen AG, à Wolfsbourg.

À la mort de son père en 1998, Wolfgang Porsche est désigné comme le nouveau porte-parole de la famille Porsche. À ce titre, il estime devoir jouer un rôle d’intermédiaire et de médiateur entre les membres de la famille afin de ne jamais mettre en péril l’indépendance et la stabilité financière de Porsche. Son caractère posé, son objectivité et son sens de l’humour comptent parmi ses principales qualités. Wolfgang Porsche se décrit d’ailleurs comme un « Autrichien souabe », accordant une importance capitale au sens des réalités, à la fiabilité et à la tradition. Père de quatre enfants, ce passioné de chasse partage désormais sa vie entre Munich, Stuttgart et la propriété familiale (« Schüttgut ») de Zell am See, dont il a hérité, et a su préserver cette affinité particulière qu’il entretient depuis toujours avec la marque mythique de voitures de sport « made in Zuffenhausen ».

Wolfgang Porsche a été maintes fois honoré pour son parcours dans le monde des entreprises. En 2005, il a reçu des mains du Premier Ministre autrichien la plus haute distinction de la République d’Autriche pour ses services rendus.