"Lewis Hamilton ? Soyons clairs, c'est un super pilote. Mais, avec tout le respect qui lui est du, je ne l'échangerais pas contre Felipe Massa", décrète Montezemolo dans le quotidien italien La Gazzetta dello Sport, mercredi

Après l'interdiction de séjour lancée par Jean Todt à l'encontre de Fernando Alonso, voilà un autre gros calibre du championnat qui ne mettra sans doute jamais les pieds à Maranelllo. Car le repère rouge a encore tout pour plaire, malgré la défaite au championnat Pilotes 2008.

"Felipe est extrêmement populaire, en tant qu'homme, en tant que grand pilote comme il l'a démontré, et par la belle façon dont il a perdu le championnat", ajoute Montezemolo.

Le final de Sao Paulo reste encore en travers de la gorge présidentielle, et reconnaître l'attrait supérieur du rival serait une faute de goût. Car le Brésilien n'a rien à se reprocher. "Si Massa n'a pas gagné le titre cette année, c'est par notre faute. Cela aurait été normal pour lui de gagner, mais il ne l'a pas fait à cause de nos erreurs", rappelle-t-il. L'explosion d'un V8 en Hongrie et le signal de départ erroné donné au stand à Singapour alimente encore le besoin d'auto-flagellation.

Eurosport - Stéphane VRIGNAUD