Sainz s'efface, De Villiers s'installe
Par Guide Auto,
vendredi 16 janvier 2009 à 09:55 :: Rally
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Après une journée de semi-repos forcée, les concurrents encore en lice avaient droit à une courte mais exigeante journée : 223 kms comprenant les dernières dunes à franchir. Une redistribution involontaire des cartes a eu lieu au sein du team VW : pour Carlos Sainz, les rêves de victoire se sont envolés au fond d’un rio, tandis que Giniel De Villiers profitait des erreurs de pilotage de Mark Miller pour s’imposer. Le pilote Sud-Africain a pris les commandes de la course.
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Carlos Sainz ne gagnera pas le Dakar 2009. Au km 79 de la spéciale, un tout-droit envoie son Race Touareg dans un rio à sec, les quatre roues en l’air, trois mètres plus bas. Michel Périn sort du véhicule 301 avec l’épaule en vrac. La consultation avec le médecin qui a été dépêché sur les lieux met un terme aux gesticulations de l’Espagnol, encore confiant pour reprendre le volant : il n’ira pas plus loin.
Avec près d’une demi-heure d’avance sur son coéquipier Mark Miller, et trois étapes plutôt à son goût à venir, la victoire finale semblait acquise au « Matador », pour sa troisième participation au Dakar. Voilà le genre de rebondissements qui viendra se placer en bonne position dans la rubrique « je craque donc je perds », du grand livre du Dakar. Dans l’avion qui le remmènera à Madrid, Sainz aura tout le temps de méditer sur les épisodes malheureux de Peterhansel, la veille de l’arrivée à Sharm-el-Sheik en 2003, puis à deux jours de Dakar en 2006. Son compatriote Marc Coma pourra également tenter d’atténuer sa peine, en lui rappelant son abandon sur chute dans l’antépénultième étape du Dakar 2007. Au rayon des leaders du classement général en-déroute-si-près-du-but, son rival chez Mitsu, Nani Roma, a aussi eu sa dose de déceptions avant de s’imposer à moto : en 2002 par exemple, une erreur de navigation lui avait fait perdre deux heures entre Tichit et Kiffa, à deux étapes de la fin.
La liste des malheureux perdants du Dakar s’est enrichie d’un nom, celui de Carlos Sainz. Giniel De Villiers a toutes les chances d’inscrire le sien sur celle des outsiders en veine, dont la régularité pourrait être récompensée en fin de rallye. Sur le roulé-boulé de Sainz, c’est d’abord Miller qui comblait le retard de 27 minutes qu’il accusait au départ de l’étape, héritant potentiellement de la première place du classement général.
Mais le festival De Villiers, mené entre CP 2 (km 140) et l’arrivée, a conduit au deuxième coup de théâtre de la journée. Dans sa course-poursuite en direction de La Rioja, le Sud-Africain remporte une troisième victoire d’étape cette année. Surtout, au terme de son show sur sable, De Villiers réalise un parfait hold-up : il domine le rallye avec 2’35’’ sur Miller. Si les consignes de course ne sont pas strictes du côté de chez Volkswagen, cet écart infime pourrait engager une nouvelle partie de chamboule-tout sur les deux étapes roulantes encore au programme jusqu’à Buenos Aires.
La lutte pour la troisième place sur le podium a également connu une évolution, avec le stationnement prolongé dans le sable de Joan « Nani » Roma (km 170), qui laisse la voie libre à Robby Gordon. L’Américain et son Hummer ont maintenant 4h30 d’avance sur l’équipage Tollefsen-Evans.
Dans la course camions, le chassé-croisé entre les deux Kamaz de tête s’est poursuivi. Firdaus Kabirov, qui a été recrédité du temps passé à dépanner un autre concurrent sur l’étape 9, a perdu du terrain sur Vladimir Chagin. Le « Tsar », qui s’adjuge une 47ème victoire de spéciale sur le Dakar, prend également la tête du classement général, avec 1’33’’ d’avance.
Communiqué de presse ASO
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