championnat du monde avant le Rallye de Suède, 2e manche du WRC 2008
Par Guide Auto, mercredi 6 février 2008 à 10:36 | Rally | #36 | rss
Sébastien Loeb (Citroën C4 WRT) : "Rouler sur ces très rapides chemins glacés est du pur bonheur. Être constamment en glisse à très haute vitesse, placer la voiture, essayer de maintenir les dérives, utiliser les murs de neige pour garder la bonne trajectoire. Lorsque l'adhérence procurée par les clous est bonne, c'est un rallye génial à disputer. Notre objectif sera d'essayer de gagner. Ce ne sera pas facile. Nous allons devoir ouvrir la route, ce qui est souvent un handicap en Suède. Ensuite, nos adversaires vont vouloir revenir au score après le Monte-Carlo et la bagarre sera serrée. Ce serait fantastique de nous imposer pour notre 100e (rallye), mais je sais aussi qu'il y a des points importants à prendre pour les deux championnats et j'adapterai mon rythme en fonction des évènements."
Dani Sordo (Citroën C4 WRT) : "Quand les clous "mordent" dans la glace, on parvient à "jouer" avec la voiture et c'est très plaisant. Si en revanche la couche de neige empêche les clous de se planter, cela devient compliqué d'avoir un pilotage précis. Quand on connaît les vitesses atteintes en Suède, on comprend que ce ne soit pas une manche facile. Il faut beaucoup d'expérience sur ce terrain et ce n'est pas un hasard si très peu de pilotes non scandinaves se sont imposés à Karlstad. C'est ma troisième participation et mon objectif sera de tenter d'apporter des points à Citroën."
Xavier Mestelan-Pinon (Citroën WRT, directeur technique) : "Lors de nos essais hivernaux, nous avons essayé de bien préparer cette épreuve si spécifique. Plusieurs paramètres sont à prendre en compte comme les températures négatives, les vitesses moyennes élevées, la présence des murs de neige et le temps de réponse important entre le moment où le pilote donne son coup de volant et celui où la voiture réagit. Ce phénomène est provoqué par l'étroitesse des pneus et la faible surface de la roue en contact avec le sol. Par manque de neige, ce rallye peut devenir très exigeant pour les amortisseurs. La terre gelée apparaît, le sol devient beaucoup plus irrégulier et "cassant" pour la mécanique. Cette année, le règlement nous impose un seul type de pneu clouté, le Pirelli Sottozero, alors que les saisons précédentes, nous avions le choix quant à la longueur des clous. C'est une donnée importante sur laquelle nous, comme les autres teams, manquons encore de recul."
Mikko Hirvonen (Ford Focus WRT) : "Tout le monde me demande si je me sens favori. Il y a plusieurs vainqueurs possibles et je suis l'un d'eux, mais je ne me vois pas comme le favori. Il y a un peu de pression, mais j'en avais aussi au Monte Carlo, où j'ai obtenu un bon résultat (2e). C'est le premier rallye où j'ai le sentiment que je dois gagner si je veux me battre pour le titre Pilotes. J'espère des conditions totalement hivernales. S'il y a beaucoup de neige et de glace, alors les Pirelli fonctionneront bien. La fiabilité sera aussi quelque chose d'important car il n'y aura pas la traditionnelle assistance de 30 minutes à mi-journée, juste un service de 15 minutes pour changer des pièces emportées dans la voiture. Je ne suis pas d'accord avec ça car si la voiture a le moindre petit problème le matin, on peut rester en rade pour le reste de la journée".
Jari-Matti Latvala (Ford Focus WRT) : "Un vrai rallye en conditions hivernales c'est génial. J'ai fait pas mal de rallyes sur la neige et j'apprécie beaucoup de piloter vite l'hiver. Les conditions pardonnent plus et la voiture passe plus de temps en dérive que sur la terre car ce style aide à tourner. Ce n'est pas facile lorsque les conditions ne sont pas bonnes. Un manque de neige n'est pas un gros problème mais s'il n'y a pas de glace et que la terre apparaît, ça peut arracher les clous et conduire à la destruction des pneus. Là où il risque d'y avoir un problème, c'est le pilote n'a pas de ban de neige pour s'aider. Si on arrive avec trop de vitesse dans un virage, on peut s'appuyer sur le banc dans le virage. Mais lorsque les bancs sont petits et mous, l'arrière de la voiture tape le ban, ça peut aussi entraîner l'avant. C'est important de garder les roues avant à l'écart du ban pour éviter ça".
Gigi Galli (Ford Focus Stobart) : "J'aime beaucoup la Suède car j'en garde de bons souvenirs. En 2005, je me battais dans les deux-trois premiers avant un problème mécanique et en 2006 j'ai raté de peu podium. J'aime vraiment piloter en dérive et je pense que mon goût pour le pilotage sur la neige explique mes bons résultats passés. J'espère me battre pour le podium".
Henning Solberg (Ford Stobart) : "C'est l'épreuve que j'attendais et j'espère faire encore mieux que ma 4e place en 2007. Je suis toujours très inexpérimenté sur l'asphalte et Monte-Carlo était une épreuve que je voulais juste finir. La Suède, c'est différent : ce sera maximum attaque !"
Matthew Wilson (Ford Focus Stobart) : "J'ai maintenant une épreuve WRC derrière moi avec la nouvelle RS 07 et avec Scott, mon nouveau coéquipier. J'attends donc de voir nous allons être capables ici. C'est vraiment l'une de mes épreuves favorites car on attend des vitesses incroyables sur la glace".
Chris Atkinson (Subaru Impreza WRC) : "On appréhende la Suède de la même façon que le Monte Carlo : on y va pour un top 5 ou un top 6, en essayant d'être les plus réguliers possible. Le Rallye de Suède est une affaire de spécialiste et il exige un style particulier. Au Monte Carlo, il fallait être propre et coulé. La Suède est probablement l'un des rallyes les plus agressifs de l'année".
Petter Solberg (Subaru Impreza WRC) : "On va y aller pour faire notre rallye, attaquer autant qu'on peut et voir ce qui se passe. On ne peut pas envisager plus et encore espérer un bon résultat final. Il s'agit à la fois d'aller vite sans faire d'erreur".
Eurosport - Stéphane VRIGNAUD




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