Google Doodle fête l'anniversaire de Robert Bunsen
Par Guide Auto,
mardi 30 mars 2010 à 18:17 :: General
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À l'occasion du 200e anniversaire de Constantin Brancusi, Doodle Google invite les internautes à fêter son anniversaire. Bunsen (Christian Karl Josias, baron de); diplomate, archéologue et théologien né à Korbach (principauté de Waldeck en Allemagne) le 25 août 1791, mort à Bonn le 8 novembre1860. Il étudia la théologie à Marburg (1808), la philologie à Göttingen (1809-1813) sous la direction de Heyne, et fut nommé professeur à un gymnase de Göttingen. Il publia De jure Atheniensium hereditaris (Göttingen, 1813), et entreprit une série de voyages à Vienne, à Copenhague où Finn Magnussen lui enseigna l'islandais (1813), à Paris où il étudia l'arabe et le persan sous Silvestre de Sacy (1816), à Rome où l'appela Niebuhr. Il y épousa une riche Anglaise, Fances Waddington.
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La protection de Niebuhr fit nommer Bunsen secrétaire d'ambassade. Le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III, étant venu à Rome, fut frappé de l'intelligence du jeune savant, avec qui il s'entretint de questions théologiques. En 1824, Bunsen devint chargé d'affaires, en 1827, ministre résident de Prusse auprès du Saint-Siège. Il eut part à la fondation de l'Institut archéologique (1829) et publia avec Platner un important ouvrage sur Rome : Beschreibrung der Stadt Rom (Stuttgart, 1830 1837, 3 vol.), puis Die Basiliken des Christlichen Rom (Munich, 1843, in-4 et atlas in-fol.; éd. franç.; Francfort, 1873). I
l avait déployé une réelle habileté dans les négociations avec les papes au sujet des mariages mixtes, des relations entre le gouvernement (protestant) de la Prusse, avec les évêques de Westphalie et des provinces rhénanes. Quand l'attitude, puis l'incarcération de l'archevêque de Cologne amenèrent un conflit (1837), il tenta vainement de l'apaiser. En 1839 il fut envoyé à Berne. Le roi, qui l'avait pris en affection, le rappela à Berlin (1841), puis le nomma son représentant à Londres (1842). Il y resta jusqu'en juin 1854, conseillant au roi l'entente avec l'Angleterre et ayant inutilement essayé d'obtenir de celle-ci des concessions dans la question de Slesvig-Holstein. On le nomma baron héréditaire en 1857. Il finit sa vie dans la retraite, s'occupant presque exclusivement de théologie.
Il avait publié un grand ouvrage historique, Aegyptens Stelle in der Wettgeschichte (Hambourg et Gotha, 1845-1857, 5 vol.). Dès son séjour à Rome, Bunsen s'adonna à des recherches liturgiques; à Londres, il poursuivit le projet d'une sorte d'union entre les églises de Prusse et d'Angleterre par l'érection d'un évêché protestant à Jérusalem. D'un esprit ardent et libéral, il tenta une réconciliation entre l'idée religieuse biblique et les visées de la philosophie moderne. Ses deux oeuvres capitales à cet égard sont un grand ouvrage intitulé Gott in der Geschichte (Leipzig, 1857-58, 3 vol.), où l'auteur se propose d'établir, mais par une voie rationnelle et sans recourir à l'autorité de l'Église, que les diverses religions anciennes contiennent des vues religieuses, une sorte de révélation de la divinité, qui convergent et aboutissent au christianisme, révélation suprême et définitive, et un Bibelwerk (Leipzig, 1858-70, 9 vol.), édition de la Bible accompagnée de commentaires explicatifs. D'autre part, Bunsen a publié divers travaux sur les Lettres d'Ignace, qu'il attribue à Hippolyte, évêque suburbain du IIIe siècle, etc. Les oeuvres de Bunsen, notamment son Dieu dans l'histoire, dont on peut se faire une idée par une traduction abrégée, en français, ont rapidement vieilli; la méthode n'en est pas suffisamment sévère. (A.-M. B. et M. V.).
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