La Polo se rebiffe !
Par Guide Auto,
vendredi 15 avril 2011 à 06:39 :: Actualités
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Depuis 1975, les générations successives de la Volkswagen Polo se sont écoulées à plus de 10 millions d’exemplaires
. Il y a forcément une raison à ce succès phénoménal. Eléments de réponse avec l’essai de la nouvelle génération de celle qui n’a jamais mieux porté le sobriquet de Mini-Golf.
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Elle a de qui tenir, la petite fourmi de Volkswagen ! Sa grande sœur, la Golf, fait figure de star dans son segment. Cela dit, si elle dispose, comme ses devancières, du même ADN que la reine des compactes, la cinquième génération de la citadine de Wolfsburg, élue voiture de l’année 2010, fait tout de même valoir ses propres atouts. Et ils sont nombreux ! Mais commençons d’abord par les traits de famille.
Esthétiquement d’abord, ça en jette ! Vous voyez la Golf ? Ben c’est la même, en un peu plus petit… Je l’ai déjà faite, celle-là, mais je ne peux m’empêcher d’y remettre une couche : la Polo V ressemble tant à la Golf VI qu’après en avoir achevé le dessin (tard le soir), Olivier Stefani et Marco Pavone - supervisés par l’immense
Walter de’Silva, «père» des Alfa 147 et 156, de la Seat Leon, de l’Audi A5 et j’en passe et des bombasses -, Olivier Stefani et Marco Pavone, donc, sont rentrés chez eux, auprès de leurs épouses. Inquiètes, ces dernières leur ont légitimement demandé où diable ils avaient traîné si tard (les coquins). Réponse laconique de l’un des deux designers : «Chérie, j’ai rétréci la Golf…». L’autre a servi à sa chère et tendre moitié une autre boutade : «Avec les potes, on s’est fait un mini-Golf…».
Assez plaisanté ! Quand ses concurrentes, qui ne peuvent se prévaloir d’un tel patrimoine génétique, font dans la surenchère stylistique, la Polo fait parler son classicisme, sa sobriété et sa distinction. Classe, mais sans jamais être bling-bling ! Sexy, mais sans jamais être vulgaire.
Beauté glaciale
Nous aurions admiré longtemps encore cette beauté glaciale si nous n’avions du pain sur la planche… de bord. En effet, le coup de cœur se poursuit au niveau de l’habitacle. Ici sont proscrits les matériaux clinquants ou cheap. La qualité de fabrication légendaire de Volkswagen donne de l’urticaire aux autres manufacturiers, paraît-il… C’est un jeu d’enfant que d’obtenir une position de conduite au poil, quelle que soit la taille du conducteur. Par contre, s’il s’agit d’un grand gabarit, il faudrait faire une croix sur la place arrière gauche.
Certes, l’habitabilité progresse par rapport à la génération antérieure ; le volume du coffre, par exemple, grappille quelques décimètres cubes, oscillant entre 280 et 952 dm3 selon la configuration de la banquette arrière. Mais à l’impossible nul n’est tenu !
S’il y a un domaine dans lequel la Polo s’incline de manière sensible par rapport à la Golf, c’est en toute logique celui de l’espace à vivre. Sinon, pour le reste, c’est quasiment kif-kif…
Sa dotation en équipement est celle d’une grande, et ce dès la version d’appel, à savoir la Trendline. Bien entendu, les finitions Premium et Highline donnent accès à un supplément de grâce comme le châssis sport surbaissé pour la première nommée ou les sièges sport pour la seconde.
Confort et efficacité
Nous en arrivons au morceau de choix de notre essai qui n’est autre que le comportement dynamique de la Polo. Très à l’aise dans son élément naturel, les rues de Casa, où elle se joue avec une insolence, rare des nids-de-poule et autres dos d’âne, grâce à des suspensions fermes et des capacités de filtration surprenantes, la Polo est également à son avantage quand elle s’aventure en dehors du périmètre urbain. Ses trains roulants lui permettent de coller comme une sangsue à la route et de faire preuve d’un équilibre dont toutes les citadines ne peuvent se targuer. Le freinage, et notamment le ressenti au niveau de la pédale de droite, fait également partie des grandes satisfactions. En fait, même équipée de freins à tambours dans sa version de base, la Polo offre un niveau de sécurité tout à fait remarquable.
Sous le capot, les deux motorisations disponibles sur notre marché arrivent à concilier l’inconciliable : tout en se montrant alertes, les blocs essence 1.2 l et 1.4 l, développant respectivement 60 et 85 ch, ont un appétit mesuré. Le premier se contente de 5,5 l/100 km, tandis que le second, plus disposé à couvrir les longues distances, arrive à contenir sa consommation sous la barre des 6 l/100 km.
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