Le V12 Bizarinni, qui a rendu de bons et loyaux services sous le capot des aïeules de la Murciélago (la Diablo et, avant elle, la Countach) n’a rien perdu de sa vigueur ni de sa magie malgré son âge avancé. Entre la cure d’amincissement à laquelle elle a été soumise (- 100 kg environ) et l’inflation de puissance (50 ch en rab), cette italienne au sang chaud est surtout la digne héritière de la Miura SV, la première Lamborghini à avoir déboulonné de son piédestal une Ferrari, la Daytona, en l’occurrence – pour le plus grand bonheur de feu Ferruccio Lamborghini, qui ne portait pas Enzo Ferrari dans son cœur.